Mon instant Carrie Bradshaw

Mon instant Carrie Bradshaw,

Si vous êtes adeptes de la série, vous saurez que chaque épisode commence par une interrogation. Alors pour cette fois, navrée, mais je ne vais pas vous parler de ma dernière paire de chaussures achetée. J’ai plutôt l’envie de vous partager un projet plus personnel. Le projet de se réaliser, et d’essayer de trouver sa place en dehors de la case “comme tout le monde”. Car avec les années et mes expériences, la première question que je me/vous pose est la suivante : Faut-il avant tout apprendre à être seule, pour envisager, si on le souhaite, d’exister avec quelqu’un ?

Développement Personnel

Est-ce que j’ai la capacité, en tant que personne unique, de répondre à la question : qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? avant de penser à être une équipe/une famille, pour éviter toute crise de la trentaine/quarantaine/cinquantaine.. 

Pour commencer, j’ai pu constater, qu’on est rarement parfaitement satisfait. Alors certes, on peut évoquer la légende qui dit que “le français n’est jamais content”mais est ce que ce n’est pas un peu facile?! Depuis peu, je développe un nouveau mantra : celui de voir le positif dans le négatif, pour pouvoir mieux accepter mes échecs, et pour me donner la force de continuer à avancer. Car ce sont aussi ces échecs qui ont fait ce que je suis devenue aujourd’hui. Être fier de soi, ça compte.

Si l’on suit la logique des choses, et la normalité d’un parcours classique qu’on nous inculque, c’est : Études > CDI > couple > mariage > bébé(s) > Famille > Retraite. Voilà en résumé la vie d’après le code d’éducation des années 80/90.

Sauf que chacun a des envies différentes. Et c’est pas grave !

Ma situation actuelle

Se résume à développer ma carrière en tant que Freelance. J’ai fini par comprendre que pour vivre pleinement ma vie, rester coincé à mon poste, sans pouvoir bouger, n’était plus envisageable, on a pas de temps à perdre. Pour rester créatif, il faut se nourrir d’inspiration, les réseaux sociaux ne suffisent pas pour se forger sa propre identité. Du côté de mon statut matrimonial, je suis enfin prête à vivre une nouvelle histoire d’amour, mais pas celle qui dure jusqu’à la fin de ma vie, celle là est utopique et m’ennuie, sauf si je meurs à 32 ans… La question des enfants se pose régulièrement, à plus de 30 ans forcément, la pression sociale m’empoisonne aussi de temps en temps, mais un bébé de l’amour n’est pas un caprice, du coup je me demande plutôt, si j’aurais LA patience d’éduquer mes propres enfants, rester consciente que maman est un métier. Sans oublier cette fameuse retraite, où je suis à 300% sûre qu’il va falloir sérieusement imaginer un plan B.

Actuellement à Berlin, je vis un des rêves que j’avais mis sur ma wishliste, pour ne pas avoir à me retourner sur un regret et les “et si…”. Pour en arriver là, il m’a fallu quelques “claques dans la gueule”. Prendre ses affaires et quitter sa bulle de confort pour aller voir ailleurs, n’est pas ce qu’il y a de plus simple, il y a des sacrifices à faire. Mais tant qu’on a pas testé, on peut pas prévoir ce qui va arriver : “le destin est bien plus créatif que nous.”

Avoir des envies est une chose, faire en sorte qu’elles se réalisent, et pas toujours comme on le souhaite, en est une autre. Il faut absolument faire confiance en la vie. Tout arrive, si ça doit arriver, il ne faut rien forcer, ça doit se faire tout seul. Lorsque je me retourne sur mon parcours, j’oublie les moments difficiles, ou du moins je les dédramatise. Je sais qu’aujourd’hui, il faut accepter, pardonner, pour avancer. Clôturer “les dossiers”, “chapitres” pour en ouvrir des nouveaux.

C’est comme ces histoires d’amour qui finissent mal. On se dit qu’on a le cœur brisé alors qu’au bout du compte, ce n’est qu’un bon coup de poing dans sa fierté qu’on doit gérer avec plus ou moins de difficultés. Au début de la rupture, on n’accepte pas que les choses ne se produisent pas exactement comme on l’aurait voulu. Et puis, vient cette question qu’on me pose souvent : Comment fais-tu pour rester amis avec tes exs ? La réponse amène à une phase importante : l’acceptation ! Et pour y répondre, je dis que ce sont les hommes de ma vie, je les ai aimés, je les aime toujours pour m’avoir chacun apporté quelque chose à un moment donné, et on le sait, ce sont les bons souvenirs qui finissent par rester. Ne pas avoir de rancœur, c’est ça aussi avancer vers l’épanouissement. Tout ça, évidemment, prends du temps, et même parfois des années..

Alors pour conclure ce petit article, si a 30 ans, on est pas marié, avec des enfants et un CDI, c’est qu’on est destiné à un autre chemin qui nous est propre. NO DRAMA.

N’hésitez pas à me partager votre avis et votre vision des choses.

Laura.

 

3 commentaires

  1. C’est écrit d’une façon tellement bien, simple et touchante que on s’y trouve tou-t-e-s, une partie de notre vie. “Voir le positif dans le négatif”, c’est ta plus grande force, ma chérie <3 !

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